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Berocca

Communiqué de presse du 12 septembre 2014
Coordination contre les méfaits de BAYER

«Le marketing irresponsable de BAYER en faveur des compléments alimentaires»

La CBG exige l’interdiction de la publicité pour les produits pharmaceutiques

La Coordination contre les méfaits de Bayer (CBG) juge irresponsable la campagne de publicité de BAYER en faveur de l’alicament multivitaminé BEROCCA, en l’absence d’études sérieuses prouvant son efficacité. De plus, de trop fortes doses de ces comprimés, qui contiennent un mélange opaque de vitamines B et C, d’acide folique, de zinc et de magnésium pourraient être préjudiciables à la santé. Pour lancer Berocca sur le marché, Bayer diffuse depuis peu aux USA un clip publicitaire avec un acteur bien connu, Joel Mc Hale.

Berocca serait particulièrement efficace contre les maux liés à la consommation d’alcool. Or des études scientifiques prouvent qu’il ne peut rien contre la « gueule de bois ».

La Coordination contre les méfaits de Bayer (CBG) exige l’interdiction de toute publicité en faveur de médicament ou compléments alimentaires. Selon Philipp Mimkes, du Comité directeur de la CBG, « les médicaments efficaces s’imposeront toujours, les études scientifiques, revues spécialisées et la médecine pratique s’en chargent. La publicité ne sert pas le progrès médical, bien au contraire. Le marketing envahissant propulse sur le marché des produits inutiles, voire dangereux ». Mimkes estime que l’information sur les médicaments doit être du ressort des scientifiques et d’autorités indépendantes et non des fabricants. Interdire la publicité abaisserait en outre fortement le prix des médicaments, le coût du marketing de l’industrie pharmaceutique pouvant atteindre 40% de son chiffre d’affaires.

BAYER avance comme preuve de l’efficacité prétendue de Berocca une étude que la firme a financée elle-même et à laquelle ont contribué certains de ses collaborateurs. Et même cette étude effectuée sur commande n’a pu constater une amélioration des performances que pour quelques opérations de calcul, les autres tests n’indiquant aucune différence. Les auteurs eux-mêmes signalent que leurs résultats ne signifient pas grand-chose.

La DGE (Deutsche Gesellschaft für Ernährung, Société allemande de nutrition) souligne que les compléments alimentaires ne peuvent réparer les dégâts causés par une alimentation malsaine. En outre une surdose peut être préjudiciable à la santé. L’excès de vitamines C, par exemple, pourrait provoquer la formation de calculs rénaux.

Aux USA, BAYER commercialise sous la marque ONE-A-DAY de nombreux compléments alimentaires dont l’efficacité n’est absolument pas prouvée. La firme prétend qu’ils renforceraient les systèmes cardiaque et immunitaire, seraient bons pour les yeux et énergisants pour le corps. Ce type de promesse a valu aux alicaments de BAYER un succès foudroyant : sur l’année 2013 la firme en a vendu pour 1 milliard d’euros. Toutefois elle a dû payer à plusieurs reprises des amendes pour publicité mensongère.

La commercialisation de ces produits n’est soumise à pratiquement aucune règle légale. Les fabricants ne sont pas tenus d’effectuer des études cliniques quant à leur efficacité et leurs risques éventuels avant de les mettre sur le marché.

Les USA exigent réparation de Bayer pour avoir vanté sans preuve les vertus d'un probiotique

12 sept. 2014 -- Le gouvernement américain a réclamé vendredi que le laboratoire pharmaceutique allemand Bayer soit mis à l'amende pour avoir vanté sans preuves scientifiques les vertus d'un probiotique.
Dans une requête déposée devant un tribunal du New Jersey, le ministère de la Justice (DOJ) a réclamé une amende de 25.000 dollars par jour à l'encontre de Bayer qui viole, selon lui, un jugement de 2007 visant un autre produit de la marque allemande et inflige "des pertes continuelles aux consommateurs".
En 2007, le groupe inventeur de l'aspirine avait accepté de payer 3,2 millions de dollars pour avoir vanté sans preuve scientifique les vertus contre le cancer d'un cocktail de vitamines, "One a Day Men's".
Dans son recours, le DOJ considère que les injonctions du jugement de 2007 s'appliquent aussi au probiotique "Phillips' Colon Health", commercialisé en 2008 par Bayer, qui prétend "prévenir, traiter et soigner la constipation, la diarrhée, les gaz et les ballonnements".
Pour le gouvernement, qui évoque une campagne publicitaire nationale de plusieurs millions de dollars pour ce probiotique, Bayer ne détient "aucune preuve scientifique fiable de ces allégations".
"Les Etats-Unis estiment que les consommateurs ont dépensé des centaines de millions de dollars pour ce produit. En raison des allégations d'efficacité infondées et largement diffusées par Bayer, en violation du jugement de 2007, les consommateurs doivent obtenir une compensation pour leurs pertes", peut-on lire dans le document de 37 pages.
"Bayer doit se conformer à un ordre de longue date du tribunal de justifier les allégations qu'il fait sur les produits qu'il vend", ajoute le procureur en charge de la division civile, Stuart Delery, dans un communiqué.
"Le ministère ne tolérera pas les entreprises qui cherchent à obtenir un avantage injuste face à leurs concurrents en faisant la promotion auprès des consommateurs de revendications infondées sur les bénéfices pour la santé de leurs produits".

voyez aussi : Un fortifiant inefficace - Le Bayer`s Tonic toujours en vente en Inde