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BAYER

Communiqué de presse du 30 Mars 2011
Coordination contre les méfaits de BAYER

BAYER obtient une nouvelle réduction d’impôts

La firme Bayer réussit à se faire passer pour pauvre aux yeux du fisc et peut ainsi obtenir une nouvelle réduction d’impôts. Ce sont les travailleurs, de plus en plus sollicités, qui paieront la note. La //Coordination contre les méfaits de Bayer// demande que les grandes entreprises prennent la part qui leur revient dans les finances publiques.

Les bénéfices effectifs de Bayer ont dépassé, l’an dernier, les 7 milliards d’euros. Près de 10% de plus que l’année précédente. Le chiffre d’affaires, lui, a crû de 12%. Les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté en conséquence: ceux-ci ont empoché 1,16 milliards d’euros contre 973 l’année précédente.

Les impôts de Bayer, eux, sont en train de baisser: Les impôts sur les bénéfices, qui s’élevaient encore, entre 1997 et 2000, à environ un milliard d’euros par an sont tombés en 2009 à 511 millions d’euros et en 2011 la firme ne paiera plus que 411 millions.

Jan Pehrke, de la Coordination contre les méfaits de Bayer, s’insurge : « Les firmes refusent de plus en plus de verser leur légitime contribution aux finances publiques - aux frais de la population, qui paie la note via l’augmentation des taxes et cotisations. Il est inacceptable de voir Bayer et Cie contribuer de moins en moins aux financements collectifs.»

Bayer et autres firmes recrutent des experts hautement qualifiés qui passent souvent directement de l’administration fiscale publique à celle de la firme. Ainsi Bayer réussit à se faire passer pour pauvre et à obtenir une baisse de sa fiscalité même quand ses bénéfices explosent. Par exemple, elle a fait valoir des amortissements comptables à hauteur de 1,7 milliards d’euros pour faire baisser le montant des bénéfices déclarés.

Le trend est bien connu : dès 2001 la réforme de la fiscalité des entreprises avait largement contribué à la baisse des cotisations versées par les firmes. C’est Heribert Zitzelsberger qui avait élaboré la loi allemande en question. Or il avait dirigé pendant des années les services fiscaux de Bayer avant de devenir Secrétaire d’État aux finances, où il s’occupait de la fiscalité d’entreprise.