deutsch
english
francais
italiano
espanol
Photo
OGM au Royaume-Uni

1 avril 2004

Bayer décide de ne pas cultiver d'OGM au Royaume-Uni

L'entreprise allemande Bayer CropScience a abandonné ses projets de culture de sa variété Chardon LL de maïs fourrage génétiquement modifié au Royaume-Uni, en raison des contraintes mises en place par le gouvernement afin de rendre cette culture "économiquement non viable".
L'entreprise était la seule autorisée à cultiver du maïs génétiquement modifié au Royaume-Uni, et le gouvernement considère que la décision de Bayer de ne pas ouvrer dans le sens de la commercialisation signifie qu'il y a peu de chance de voir apparaître des cultures génétiquement modifiées au Royaume-Uni "dans l'immédiat".
Dans une déclaration publiée par Bayer CropScience le 31 mars, l'entreprise se réjouit de l'annonce faite par le gouvernement britannique de sa politique concernant les denrées alimentaires et cultures génétiquement modifiées, publiée début mars. Selon Bayer, l'annonce du gouvernement confirmait que la variété Chardon LL était à la fois sûre et efficace, ce que l'entreprise a par ailleurs considéré comme "un pas positif dans le sens du développement des biotechnologies au Royaume-Uni".
La déclaration poursuit en disant que "le gouvernement a cependant imposé un certain nombre de contraintes sur cette approbation avant que la culture commerciale de maïs fourrage génétiquement modifié ne puisse se faire au Royaume-Uni. Les détails de ces conditions ne sont toujours pas connus, d'où un nouveau report de délai indéterminé. Ces incertitudes et ces délais indéfinis vont finir par rendre cette variété de cinq ans économiquement non viable".
Cependant, le ministre britannique de l'environnement, Elliot Morley, aurait défendu l'approche adoptée par le gouvernement en ce qui concerne la commercialisation de maïs génétiquement modifié. "Nous n'avons pas à nous excuser de l'existence d'un régime réglementaire strict en ce qui concerne les OGM au niveau européen. Ce régime s'applique à l'UE dans son ensemble, et non pas seulement au Royaume-Uni", a-t-il déclaré.
"Nous avons toujours affirmé que c'est au marché qu'il appartiendrait de décider de la viabilité de la culture et de la vente d'OGM dès lors que le gouvernement en aurait évalué la sécurité et les risques. Le rapport de l'année dernière de l'unité "stratégie" du Premier ministre concernant les coûts et les bénéfices des OGM a bien indiqué que la culture d'OGM au Royaume-Uni n'aurait que des avantages commerciaux limités à court terme", a conclu M. Morley.

http://www.infogm.org/breve.php3?id_breve=250